
«Parfois, dans le mensonge de la nuit, quand on ne me voit plus, je me
distingue. Amoureux superbe ou résidu assommé d'inertie, je compose
alors au fur et à mesure de mes besoins. C'est la nuit de ma vie où je
peux réaliser ce que le jour m'interdit. Ne soyons pas dupes, je me sers
de mes impuissances avec les autres mais Paul le ludique ment à son
profit, grâce à ses fabulations. Non ! C'est faux ! Je rêve aussi que je
cauchemarde, empêtré dans mes draps, que ma vie est encore pire !
Heureusement au matin, la lampe déchire l'espace pour mieux étouffer
mes idées noires. Alors, je ris en me réveillant.»
Huit nouvelles suivies du Journal de bord II.