
Jean qui grogne et Jean qui rit, François le Bossu, Les Deux Nigauds... Autant de romans de la comtesse de Ségur largement inspirés par la Bretagne.
Après une enfance en Russie, puis une jeunesse à Paris, le premier appel vers l'ouest a lieu en 1820, avec l'acquisition du domaine des Nouettes dans l'Orne, futur Fleurville romanesque des ouvrages à venir. Puis, à partir de 1850, c'est la Bretagne qui séduit la comtesse. Sa fille Henriette ayant épousé un député d'Ille-et-Vilaine, Grand-Mère Ségur suit le jeune ménage près de Rennes, puis dans le Morbihan. Au gré des succès éditoriaux et des péripéties de la vie familiale, elle séjourne alors fréquemment au domaine de Kermadio, entre Auray et Sainte-Anne-d'Auray et ne manque pas, au fil de ses lettres, de chanter les louanges de la région, dont elle admire la fougue des tempêtes, le pittoresque des légendes, le caractère authentique des habitants...