En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
très grand travail de l’auteur de revenir sur le passé pour mieux comprendre le présent
« (…) feignant d’ignorer que parler des autres c’est aussi le meilleur moyen d’éviter de parler de soi. Ainsi, Marie-Ernestine et sa mère (…) cancanent (…), se délassant l’une et l’autre de la fatigue de leur vie en s’adossant à la présence aimée d’un appui solide. »
Page 62En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.
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« La maison vide » fait 743 pages, soit environ 13 h de lecture.
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