
Il s'agit de définir un nouveau statut auctorial dans l'histoire du champ littéraire du XIXe au XXIe siècle à travers l'étude des romans de Mirbeau, Drieu et Houellebecq : celui de romancier cynique. Le fil conducteur de cette étude procède du rapport qu'entretient le cynisme avec la vérité. Vérité historique, lorsque ces écrivains envisagent le cynisme comme un matériau romanesque. Vérité transhistorique quand ils s'attachent à révéler ce que sont l'homme et le monde. Le cynisme relève d'une pratique, celle du dire-vrai, qui favorise le caractère aléthique du texte littéraire. Cette implication du cynisme dans l'espace littéraire déclenche alors un processus de dévoilement à l'égard de la littérature elle-même. Elle la met aux abois.