
Av Roy
Sire ; Nous avons veû cette Auguste Princesse regner sur la terre ; & sa pieté, & ses vertus, nous font croire qu'elle regne aujourd'huy dans le Ciel en quittant la terre, elle a laisse à vostre Majesté sa Couronne , ses Grandeurs, & sa Gloire, avec le desir de luy meriter dans le Ciel une gloire plus solide, & de plus longue durée : & la seule joye qui pourroit augmenter celle que ces bonnes oeuvres luy ont acquise, est l'esperance de voir un jour le Fils, & la Mere, reünis par une mesme Beatitude. Ce sont les pensées d'une ame qui jouït de Dieu ; C'est l'esperance de celles qui le cherchent ; & c'est l'objet des voeux de celuy, qui est avec respect,