
«Le tome premier de La Surdi-Mutité du docteur Alexandre-Louis-Paul
Blanchet, publié en 1850, contient le premier dictionnaire de la langue
des signes française à se présenter comme tel. A ce titre, il occupe déjà
une place remarquable. Mais ce qui le rend tout à fait singulier, c'est le
rôle qu'il joue dans l'histoire de la langue des signes et de l'enseignement
des enfants sourds-muets. Alors qu'il semble porter la langue des signes
au pinacle, il fait son lit de l'apologie de la parole, ce qui ne l'empêchera
pas d'être indirectement à l'origine de deux autres dictionnaires majeurs
de la langue des signes française : celui de Joséphine Brouland, publié en
1855, et celui de Pierre Pélissier, publié en 1856. Il nous a semblé que
cette place et ce rôle exceptionnels justifiaient une présentation détaillée
de l'ouvrage et de son auteur.»