
Comment lire, aujourd'hui, les poèmes qui ont tenté de
dire, dans la deuxième moitié du XXe siècle, la violence historique
? Cet ouvrage propose une approche comparative des
textes de Nelly Sachs et d'Edmond Jabès, qui se confrontent
à la Shoah, et de ceux de Juan Gelman qui traduisent
l'épreuve de la dictature argentine. Écritures de la perte, ces
poèmes gardent vive la trace des victimes disparues et se
constituent, pour elles, en mémoriaux. Ils sont également
écritures de l'exil, où se noue un lien complexe entre histoire
et mémoires collectives. Écritures de la mémoire, leur enjeu
profond est celui de la transmission même.