
Voltaire continue d'écrire du théâtre au cours de sa retraite active à Cirey, en Lorraine, en dépit de l'éloignement des scènes parisiennes. Toujours avec le souvenir ébloui de son expérience de spectateur, lors de son séjour de trois ans en Angleterre, il introduit en France la tragédie nationale, sur le modèle de Shakespeare et des chroniques dramatiques anglaises, et propose deux tragédies qui connaitront une fortune différente, mais marquante, tout au long du siècle. Au même moment, le poète renouvelle le genre de la comédie dans ses thèmes et dans ses sources d'inspiration ; il se libère ainsi de Molière et les modèles anglais lui offrent à nouveau des solutions remarquables.