Il y a près de vingt-cinq ans, la téléréalité apparaissait sur nos écrans, et depuis elle ne les a plus quittés. Jugée trop populaire ou abrutissante, elle n'intéresse plus les médias traditionnels. Pourtant, diffusée à l'heure du goûter, elle a façonné, entre réalité reconstituée et intimité factice, une nouvelle esthétique des codes de la communication dont tout le monde fait aujourd'hui usage, des influenceurs jusqu'aux politiques. Spectatrice assidue depuis ses dix ans, Constance Vilanova n'a jamais décroché de ces programmes. Devenue journaliste, elle s'est interrogée : pourquoi avons-nous collectivement méprisé ce phénomène ? Dans cette enquête, elle nous entraîne au coeur de cette industrie : culte de l'individu, aspiration à la célébrité, banalisation de la chirurgie esthétique, apologie du clash et du harcèlement, romantisation des violences sexistes et sexuelles... Pendant que nous détournions le regard, la téléréalité s'est exportée sur les réseaux sociaux, ne cessant d'exploiter et de creuser les failles de notre société.
Il y a près de vingt-cinq ans, la téléréalité apparaissait sur nos écrans, et depuis elle ne les a plus quittés. Jugée trop populaire ou abrutissante, elle n'intéresse plus les médias traditionnels.
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« Vivre pour les caméras : ce que la téléréalité a fait de nous » fait 253 pages, soit environ 5 h de lecture.
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