
Albert Adès et Albert Josipovici : écrivains d'Egypte d'expression française au début du XXe siècle
Le résumé
La présente étude porte sur deux écrivains «égyptiens» : Albert
Adès (1893-1921) et Albert Josipovici (1892-1938). Alors qu'elle est actuellement assez peu étudiée, la littérature égyptienne d'expression française connut le succès avant même que la notion de «francophonie» ne soit généralisée. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le français était, pour l'élite intellectuelle d'Egypte, synonyme d'accès à la modernité et à la culture.
Les deux écrivains ont publié quatre romans : Les Inquiets (sous le pseudonyme A.I. Theix en 1914), Le Livre de Goha le simple (signé de leurs deux noms, en 1919), Un roi tout nu (d'Albert Adès, publication posthume, en 1922), Le Beau Saïd (Albert Josipovici, en 1928). Le Livre de Goha le simple a fait partie de la sélection pour le prix Goncourt l'année où Marcel Proust l'obtint pour À l'ombre des jeunes filles en fleurs.