
Comprendre la Renaissance : 1350-1550
Le résumé
L'historiographie classique, relayée par les cours d'histoire de Michelet ou les commentaires de Stendhal, est fondée sur un postulat pourtant battu en brèche depuis longtemps : le Moyen Âge aurait été une période sombre et obscure, que l'Italie aurait permis de clore en ramenant à la lumière les trésors et les savoirs d'une Antiquité idéale grâce aux grands noms sur lesquels prospère l'image de la Renaissance : les artistes comme Raphaël et Michel-Ange, les écrivains tels que Dante et Pétrarque, ou encore les défricheurs de terres et de savoirs, à l'instar du génial Léonard de Vinci - des gloires, pour les plus importantes, qui sont italiennes.
Si ce schéma simpliste est désormais - et heureusement-abandonné par les chercheurs, il demeure dans l'inconscient collectif comme une vérité générale difficile à conjurer. Pourquoi alors la Renaissance est-elle si puissamment enracinée dans les représentations mentales ? D'ailleurs, depuis quand parle-t-on de « Renaissance » ? Et l'Italie est-elle réellement la seule à impulser un mouvement de renaissance en Europe, ou n'est-elle que la gagnante d'une rivalité européenne beaucoup plus large ?
C'est à ces questions, et à beaucoup d'autres, que répond Guillaume Frantzwa dans un essai stimulant, puisé aux meilleures sources, afin de faire comprendre l'admiration collective qui entoure la Renaissance, par-delà l'arc de cinq siècles qui nous sépare de cette époque, dont le dynamisme intellectuel et le foisonnement artistique ouvrent aussi un champ de réflexion sur notre propre temps.