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Dictionnaire amoureux d'André Malraux, couverture

Dictionnaire amoureux d'André Malraux

de Hervé Gaymard

Le résumé

Dictionnaire amoureux d'André Malraux

« Je me revois, en cet automne, clans la triste étude de l'internat du lycée, regarder la neige précocement tomber, et faire un beau voyage intérieur : Constantinople, Ankara, Ispahan, Kaboul, Samarcande, l'Alsace… À la bibliothèque, j'avais trouvé un ouvrage au titre mal centré sur une couverture fatiguée, Les Noyers de 1'Altenburg. Ce fut le livre de mon adolescence.

Une vingtaine d'années plus tard, mon premier essai littéraire fut Pour Malraux, écrit à la diable en quelques semaines, lointain écho d'une lettre qui n'avait pas trouvé son destinataire, car j'ignorais qu'il était en train de mourir. Il m'apparaissait à la fois fraternel et immortel. Sa mort me plongea alors dans une tristesse déraisonnable pour un garçon de mon âge.

Aujourd'hui est venu le temps de signer ma reconnaissance de dette, en explorant les mises en abyme dont j'avais eu l'intuition il y a un demi-siècle. Je n'ai pas toujours été tendre, même si je me suis efforcé d'être équitable, tempéré par cette affection dont je ne veux me départir. »

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