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Encyclopédie des longs métrages français de fiction : 1929-1979, tome 7 : De Check-up à la suédoise à Club privé, couverture

Encyclopédie des longs métrages français de fiction : 1929-1979, tome 7 : De Check-up à la suédoise à Club privé

de Armel de Lorme

Le résumé

Encyclopédie des longs métrages français de fiction 1929-1979

Plus proche en définitive des masterpieces ophulsiens que des ersatz de films mipompiers mi-fauchés - attrape-nigauds de celluloïd et autres vastes malentendus - tournés par Chabrol et Truffant à leurs débuts, ce concentré parfait de légèreté et d'inquiétude, de détresse muette et d'espoir renaissant allie l'universalité du Plaisir à l'élégance formelle de Madame de..., Corinne

Marchand, si poignante l'espace d'une chanson - peut-être la plus belle jamais entendue au cours d'un film depuis que l'avènement du Parlant -, le sublime de Louise de... déclarant à Prelati qu'elle ne l'aime pas (qu'elle ne l'aime pas, qu'elle ne l'aime pas...) à la fragilité de Mme Rosa retrouvant sur les bancs d'une église normande un état de grâce qu'elle croyait définitivement perdu. Au fond, la morale de Cléo de 5 à 7 pourrait se résumer aux cinq mots de cette formule imaginée à deux par Agnès Varda et Corinne Marchand - par la lumineuse Dorothée Blanck et l'adroite Dominique Davray aussi - au cours d'un été 1961 désormais inoubliable du seul point de vue cinématographique :

« le jour se lève encore ». Cléo de 5 à 7 ou Barbara avec trente ans d'avance.

Armel De Lorme,

à propos de Cléo de 5 à 7 (Agnès Varda, 1961).

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