
Entretiens avec Malraux : sur les écrivains
Le résumé
Entretiens avec Malraux
Sur les écrivains
En 1959, Frédéric Grover, historien de la littérature, part sur les traces de Drieu la Rochelle et, chemin faisant, fait la rencontre d'André Malraux. Rue de Valois, le ministre des Affaires culturelles accepte en effet de le recevoir pour parler du lien qui l'unissait à l'auteur du Feu follet, dont il avait fait, en 1943, le parrain de son fils Vincent. Malraux en profite pour saluer l'aîné, l'ami, l'admirateur admiré qui reste, malgré l'opposition idéologique, l'un des hommes « les plus nobles » qu'il ait rencontrés.
Frédéric Grover, ébloui par les fulgurances du ministre, mais non moins touché par sa simplicité, sa modestie et sa gentillesse, décide de renouveler l'expérience et, jusqu'en 1975 - de la rue de Valois au château de Verrières-le-Buisson -, revoit l'écrivain pour l'entendre parler des autres écrivains. À Barrés, Malraux rend un hommage paradoxal en forme de règlement de comptes. À Paulhan, le grand découvreur auquel il doit tant, il voue au contraire une admiration sans réserve. Quant à Céline, il apparaît vite comme l'anti-Malraux…
Au fil de ces conversations, que Frédéric Grover restitue aussi fidèlement que possible, défilent de nombreuses autres figures : Bernanos, Nietzsche, Dostoïevski, mais aussi Camus et Sartre. L'auteur de La Condition humaine apparaît ici parmi ses pairs, lui qui n'espérait qu'une épitaphe : « André Malraux, écrivain ».