
Furor hortensis : l'époque du paysage au tournant des Lumières
Le résumé
Cet ouvrage prend pour point de départ l'interprétation par Charles Batteux de la mimésis aristotélicienne comme imitation de la « belle nature ». On établit un lien d'essence entre celle-ci et ce que l'on appelle l'époque, le moment époqual, c'est-à-dire celui d'un certain suspens, en s'écartant des « histoires de l'art des jardins » traditionnelles. On trouve l'écho de cette réévaluation du terme même de paysage chez René Louis de Girardin qui l'interprète comme « pays des sages ». Le « paysage », le « jardin », sont ainsi l'objet de tentatives de réinscriptions et de variations lexicales. Sous l'influence du prétendu « art des jardins », le paysage s'oppose à l'idée de jardin en faveur d'un paysage généralisé, sans limites.