
A travers l'histoire et l'analyse de la vie de
Guillaume le Maréchal, proclamé «le
meilleur des chevaliers», Georges Duby
reconstitue le théâtre de la chevalerie, l'art
du tournoi, les rites de la guerre, et la
place des femmes dans ce monde
d'hommes où «nous commençons de
découvrir que l'amour à la courtoise, celui
que chantaient, après les troubadours, les
trouvères, l'amour que le chevalier porte à
la dame élue, masquait peut-être bien
l'essentiel, ou plutôt projetait dans l'aire du
jeu l'image invertie de l'essentiel : des
échanges amoureux entre guerriers».