
Jumeler les imaginaires est d'abord un défi : les parcours de ces deux créateurs sont d'abord éloignés dans le temps. Les digigraphies de Gérald Bloncourt témoignent d'une existence d'artiste, dont la plus ancienne manifestation date ici de 1944, l'année de la fondation du Centre d'Art Haïtien. Le poète Jean-Durosier Desrivières écrit en accompagnant les oeuvres dans son propre présent. La singularité des histoires personnelles comme les jalons posés le long des cheminements personnels renvoient à des archéologies et à des plis de l'existence que seule une conception un peu artificielle de l'imaginaire pourrait déclarer d'évidence. Mais tout d'abord, l'amitié de Gérald Bloncourt était précieuse, et faisait vibrer.
Yves Chemla