J'ai ouvert le journal
Livre

J'ai ouvert le journal

de Ahmed Kalouaz

Une femme parle à l'absent. Elle dit la part de l'autre «toujours posée là». Elle lit, de temps en temps, les lettres de l'amant.

«La voix c'est un murmure plus tendre que les vents. Les vents ne savent pas parler à l'oreille des hommes. Ou trop forts, cassants au cœur de l'arbre, ou si faibles que restent les voiles au port. Votre voix c'est un livre coupé par le milieu. Une moitié pour vivre, une autre pour les yeux.»