
Je sais où dorment mes amis
Le résumé
« Je ne revois surtout de Jacques que cette forme lâche un peu terne de son dos lorsqu'il quittait l'atelier, la ligne de son dos, ses épaules, sa fiction. »
Dans son geste initial, le narrateur entame le compte des amis, morts ou vifs. Des hommes et des femmes véritables, desquels on connaît les faits et gestes et, par-dessus tout, l'endroit intime où ils se retirent pour sommeiller. Des silhouettes qui jalonnent une vie et la façonnent, la faisant tantôt prendre des voies rapides, des chemins apaisés, tantôt parcourir des paysages dévastés ou des horizons heureux.
Chacun de ces portraits tire à lui des lieux, des histoires et des images, rappelle des époques révolues et des événements douloureux, invente une langue qui lui est propre afin de s'inscrire dans le monde et l'imaginaire.
Dans une écriture hypnotique, Je sais où dorment mes amis ravive les destins et les couleurs de ces personnages passés et troublants qui, à mesure qu'ils se dévoilent, menacent de nous échapper.