Aller au contenu
La consommation ostentatoire, couverture

La consommation ostentatoire

de Thorstein Veblen

Le résumé

« Il ne suffit pas de posséder richesse et pouvoir : il faut les mettre en évidence. »

À la fin du XIXe siècle, l'élite urbaine de la côte Est américaine jouit de formes de luxe nouvelles et tapageuses : voyages tout confort, résidences opulentes, tenues vestimentaires à la fine pointe de la mode, cuisine haut de gamme, vins raffinés… Le sociologue et économiste Thorstein Veblen (1857-1929) s'interroge sur le coût exorbitant de ces dépenses qui dépasse largement leur utilité. Leur fonction doit donc résider ailleurs : dans l'ostentation. Faite de gaspillage de temps et d'argent, cette consommation ostentatoire est donc « improductive ». Elle ne sert à rien d'autre que de manifester publiquement son statut et d'en tirer du prestige. C'est aussi, et surtout, une façon de marquer la distance qui sépare les plus riches des classes populaires. Gaspillage et mépris du travail, voilà où se loge encore aujourd'hui le mode de vie des puissants.

Lire la suite