
La prime au vice : pourquoi bien faire n'est pas bon pour les affaires (et comment changer ça)
Le résumé
Et si les engagements sociaux et environnementaux des entreprises n'étaient qu'une diversion ?
En quelques décennies, le monde économique a imposé un nouveau récit : il serait rentable d'agir de manière responsable. Les clients voteraient avec leur porte-monnaie, les entreprises engagées attireraient les talents, les processus industriels écologiques seraient aussi plus économiques. Par conséquent, inutile d'encadrer davantage les activités des entreprises : elles sont déjà entièrement mobilisées pour réduire leurs impacts néfastes, comme le répètent à l'envi les adeptes de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Or, ce livre démontre que les entreprises les plus rentables sont celles qui diminuent leurs coûts au maximum en les faisant supporter par le reste de la société : il existe un avantage concurrentiel « à mal faire », une prime au vice. Pire, certaines politiques « RSE » se révèlent contre-productives, puisqu'elles servent de prétexte pour s'opposer à toute réglementation supplémentaire.
Lorsqu'ils ont fondé Loom, une marque de vêtements durables, Guillaume Declaif et Julia Faure étaient convaincus qu'on réussit en faisant « les choses bien ». Ils ont dû pourtant se rendre à l'évidence : ce sont les marques aux pires pratiques qui l'emportent. Confrontés à ces dérives, les deux entrepreneurs partagent leur expérience de terrain, leur analyse et leur vision dans cet essai revigorant.