Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d'autres à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru en 1985, La Servante écarlate est aujourd'hui un classique de la littérature anglo-saxonne et un étendard de la lutte pour les droits des femmes. Si la série adaptée de ce chef-d'oeuvre a donné un visage à Defred, celui d'Elisabeth Moss, cette nouvelle traduction révèle toute sa modernité ainsi que la finesse et l'intelligence de Margaret Atwood. La Servante est un roman polysémique, empli de références littéraires et bibliques, drôle même... et c'est à nous, lecteurs, de découvrir ses multiples facettes.
Dans la République de Gilead, un régime totalitaire a transformé les femmes en propriétés de l'État. Offred, une servante écarlate, est assignée à enfanter pour un Commandant et sa femme, privée de son nom, de son identité et de sa liberté. Entre obéissance forcée et rébellion silencieuse, elle navigue un monde où chaque geste est surveillé et chaque pensée dangereuse. À travers son récit intime, Margaret Atwood dépeint une dystopie glaçante où le pouvoir patriarcal a atteint son paroxysme. Un roman prophétique et intemporel sur la fragilité des droits des femmes et la résistance face à l'oppression.
Cette Dystopie a été un plaisir à lire tout est complexe le gouvernement l’est aussi , j’ai été prise jusqu’au bout dans la peau de DeFred ( qui n’est pas réellement son vrai prénom étant donné le contexte du gouvernement) ce récit est d’un coté « oppressant » et « déstabilisant » en sois je pourrais faire tout un champs lexical mais c’est une dystopie vraiment incroyable à lire . L’adaptation en série est plus particulièrement mais cela reste mon avis.
« Je manque de suffoquer : il a prononcé un mot interdit. Stérile. Un homme stérile, ça n'existe plus à présent, pas officiellement. Seules, les femmes sont fertiles ou infertiles, c'est la loi. »
Page 126« Tous les mois, je guette le sang, dans la peur car sa venue marque l'échec. Une fois encore, je n'ai pas réussi à combler les attentes des autres, lesquelles sont désormais les miennes. »
Page 147« Elles se fichaient des lésions qu'elles vous infligeaient aux pieds ou aux mains, même si elles étaient irréversibles. « N'oubliez pas, disait Tante Lydia. Pour les objectifs que nous poursuivons, vos pieds et vos mains n'ont rien d'indispensable. » »
Page 177Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d'autres à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps
Les lecteurs Lexu lui donnent 4,75 sur 5, sur 6 notes et 1 avis.
« La servante écarlate. The handmaid's tale » fait 547 pages, soit environ 7 h de lecture.
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