Le pur et l’impur
Livre

Le pur et l’impur

de Colette

«Je trouvai aimables la couleur sourde et

rouge des lumières voilées, la blanche

flamme en amande des lampes à opium,

l'une toute proche de moi, les deux autres

perdues comme des follets, au loin, dans

une sorte d'alcôve ménagée sous la galerie

à balustres. Une jeune tête se pencha

au-dessus de cette balustrade, reçut le

rayon rouge des lanternes suspendues, une

manche blanche flotta et disparut avant que

je pusse deviner si la tête, les cheveux dorés

collés comme des cheveux de noyée, le

bras vêtu de soie blanche appartenaient à

une femme ou à un homme.»

Colette