
«En 1904, Maurice Barrès a quarante-deux ans. En quinze
ans, il a publié deux trilogies romanesques (Le Culte du Moi,
Le Roman de l'énergie nationale) et six ouvrages qui l'ont
placé au premier rang des écrivains français. Il est devenu ce
qu'on nomme alors un "maître" - sans doute pas encore "un
grand écrivain qui est en même temps reconnu et obéi comme
le chef le plus haut, par sa patrie, par l'unanimité du peuple",
comme le lui écrira sept ans plus tard Proust, - déjà peut-être
un "écrivain-source"...»
François Broche.