
Des romans de jeunesse (L'Attentat de Sarajevo, Le Condottière) au magnum opus (La Vie mode d'emploi), l'ironie a irradié l'oeuvre de Georges Perec. Résultat de choix tant éthiques qu'esthétiques, ses manifestations, nombreuses et diverses, doivent être abordées par des pas méthodiques et délicats. L'ironie perecquienne fait l'objet d'une approche tridimensionnelle dans cet ouvrage : intratextuelle, où l'on étudie son déploiement dans le corps du texte ; transtextuelle, où l'on examine la dimension ironique des entours du texte ; extratextuelle enfin, où il est question de la posture littéraire de Perec et du pacte de lecture qu'il propose. Agent structurant de l'oeuvre, l'ironie apparaît alors comme un véritable art de l'écriture et de la lecture.