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Rapports de police, tome 3 : 1710-1715, couverture

Rapports de police, tome 3 : 1710-1715

de Marc-René de Voyer Argenson

Le résumé

Rapports de police

Tome III. 1710-1715

« Non seulement il est vrai que des troupes de femmes sont venues attendre à la porte de la maison de la Providence où j'étais allé interroger cette pauvre folle qui veut absolument parler au roi, et à la porte du séminaire des Missions étrangères de la rue du Bac où j'étais lundi ; mais il est certain que ma maison est perpétuellement assiégée, que, dans la plupart de celles ou je vais, il en vient à centaine, et que la cherté du pain fait craindre encore de plus grands embarras. Cependant je puis vous assurer que, s'il est échappé, dans mon absence, à quelques-unes de ces malheureuses, quelques menaces, quelques imprécations ou quelques discours insolents, elles ne m'ont rien dit de fâcheux quand j'ai paru. Mon usage est de descendre d'abord de mon carrosse, de me mêler avec elles, d'écouter leurs plaintes, de compatir à leurs malheurs, de leur promettre quelques secours, et de leur en donner en effet, quand leur misère le mérite. Ma porte leur est ouverte tous les jours, et je tâche d'apaiser de mon mieux le feu qui s'allume et d'empêcher, s'il se peut, le progrès de l'incendie, quelque difficulté qu'il y ait.

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