
Ce chapitre du Zhuangzi, le troisième, envisage le pur
médian, l'Homme royal médiateur entre Ciel et Terre et noeud
contemporain de souffles. Comment maintenir ce noeud de
souffles qui me fait être, qui me constitue ? Comment éviter
un dénouement prématuré ? Comment vivre pour que ce
centre, responsable du noeud de souffles que je suis, opère ce
retour et, après déliement, se retrouve intégré plus essentiellement
encore dans le courant de la vie universelle, et s'y maintienne.
A la question cruciale répond moins une philosophie qu'un
art de vivre. Les principes de l'Art de Vivre sont toute la philosophie
chinoise et les recettes de la vie, l'éthique personnelle
ou sociale des Chinois.
La vie se maintient d'autant mieux que l'on ne cherche pas
à la retenir grossièrement à tout prix, mais qu'on sait la garder,
subtilement et révérencieusement.